Le 7 mars 2025, Donald Trump a annoncé avoir transmis une lettre à l’Iran, réclamant la reprise des négociations autour de leur programme nucléaire. Avant même son élection Trump avait tenu cette position de reprise de négociation, qui tranche avec sa stratégie précédente concernant l’Iran. En effet, c’est bien Trump qui, lors de son premier mandat avait mit un terme au JCPOA, l’accord sur le nucléaire entre l’Iran et les Etats-Unis. Afin de contraindre l’Iran aux négociations, les Etats-Unis ont parallèlement à cette lettre, remis en place de nombreuses sanctions, dans un objectif de “pression maximale” et menacent également de bombarder les infrastructures iraniennes si aucun accord n’est trouvé.
Côté iranien, la position est nettement moins claire et un bras de fer a débuté entre les différentes factions autour du Guide Suprême. Les factions réformistes et pro-négociations, notamment représentées par l’actuel MAE Abbas Araghchi et Mohammad Zarif, ancien vice-président chargé aux affaires stratégiques, tentent de convaincre le Leader iranien de retourner à la table de négociations. Stratégie qui semble commencer à porter ses fruits lorsqu’on observe les discours d’Ali Khamenei. Si à la fin du mois de Février, Khamenei annonçait qu’aucune négociation avec les Etats-Unis n’est envisageable, les discours ont évolué, concédant d’abord que des négociations pourraient reprendre à condition de la levée de la “pression maximale” mise en place par Trump, puis ces derniers jours, la possibilité de reprendre des négociations indirectes, sans plus de condition.
